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Recherche d’EM Lyon sur l’Anthropocène : la référence qui te rendra inoubliable
- Un professeur d'emlyon, Bertrand Valiorgue, spécialiste de stratégie et de gouvernance, travaille une idée forte : à l'ère de l'Anthropocène, les entreprises ne peuvent plus piloter leur stratégie comme avant, parce que les limites planétaires changent les règles du jeu.
- Dans une publication co-signée avec Aurélien Acquier et Julie Mayer dans la Revue Française de Gestion, ces chercheurs avancent que les organisations sont au cœur du problème écologique, au point de parler d'« Organocène ».
- Connaître cette recherche te rend rare à l'oral d'emlyon : tu montres une curiosité réelle et un fit intellectuel avec l'école, sans réciter une plaquette.
- Attention : il ne s'agit pas de réciter un concept savant pour faire joli, il s'agit de t'en servir comme d'une grille de lecture pour penser devant le jury.
À l'oral d'une école de commerce, la question qui revient toujours, sous mille formes, c'est : « pourquoi nous ? ». Et la réponse faible, celle que le jury entend cent fois par jour, ressemble à un copier-coller de la brochure : le campus, le classement, l'esprit « maker ». Tout le monde dit la même chose, donc personne ne se distingue.
Il existe pourtant une voie que presque aucun candidat n'emprunte : connaître la recherche de l'école. Une école de commerce, ce n'est pas qu'un tremplin vers un job, c'est aussi un lieu où des professeurs produisent des idées, posent des questions, font avancer la pensée. Quand tu connais ces idées, tu ne « vends » plus l'école, tu dialogues avec elle. Et là, le jury sent tout de suite la différence.
Cette fiche décrypte une recherche réelle et récente d'emlyon, celle de Bertrand Valiorgue sur la stratégie à l'ère de l'Anthropocène. On va comprendre l'idée, voir ce qu'elle dit de l'identité intellectuelle de l'école, puis explorer comment t'en servir à l'oral. Sans réciter, sans tricher.
L’Anthropocène et la stratégie : l’idée décryptée
Bertrand Valiorgue est professeur de stratégie et de gouvernance des entreprises à emlyon business school. Avec deux collègues chercheurs, Aurélien Acquier et Julie Mayer, il a signé un texte de cadrage dans la Revue Française de Gestion (n° 315, 2024), intitulé « Anthropocène, limites planétaires et nouvelles frontières des sciences de gestion ».
Pose-toi d'abord le décor. L'Anthropocène, c'est l'idée que l'activité humaine est devenue une force géologique : nous transformons le climat, les sols, le vivant, à l'échelle de la planète entière. Et les « limites planétaires », c'est l'idée que la Terre a des seuils à ne pas dépasser (le climat, la biodiversité, les cycles de l'azote) sous peine de basculements irréversibles.
Le point de départ des chercheurs est presque provocateur : les sciences de gestion, donc la discipline même que l'on enseigne dans les écoles de commerce, sont restées largement absentes de ces grands débats. Or, disent-ils, ce sont précisément les organisations (les entreprises, leurs chaînes de production, leurs modèles) qui sont au cœur de la crise écologique. D'où une formule qui marque les esprits : ils proposent de parler d'« Organocène », pour souligner que notre époque est inséparable de la montée en puissance des organisations.
Le propos, donc, n'est pas un cours d'écologie. C'est une remise en question de la manière même de penser la stratégie et la gestion. Les auteurs identifient des points de bascule pour la discipline : apprendre à raisonner avec des ressources naturelles qui se raréfient, intégrer des risques qui ne sont plus linéaires ni réversibles, repenser le rapport de l'entreprise au vivant, et interroger l'engagement même des chercheurs et des écoles. Le message de fond : si la gestion ne se transforme pas, elle risque de devenir obsolète face aux enjeux du siècle.
Retiens l'essentiel, sans le surinterpréter : ici, la durabilité n'est pas un module en option que l'on ajoute à la fin d'un cursus classique. C'est une question qui oblige à repenser la stratégie depuis ses fondations.
Ce que cette recherche dit d’EM Lyon
Une recherche n'est jamais neutre : elle révèle une identité intellectuelle. Qu'un professeur d'emlyon, spécialiste de stratégie et de gouvernance, choisisse de travailler l'Anthropocène plutôt qu'un sujet purement financier, cela raconte quelque chose de l'école.
emlyon se présente volontiers comme une école de la transformation et de l'action, avec son fameux esprit « maker ». Mais une école qui forme des gens à « faire » doit aussi se demander : faire quoi, et pour quel monde ? La recherche de Valiorgue répond, en creux, à cette question. Elle place la durabilité et la gouvernance responsable non pas en décoration, mais au centre de la réflexion stratégique.
C'est très différent que de réciter « emlyon, c'est l'esprit maker ». Quand tu peux dire que cet esprit entrepreneurial se prolonge dans une recherche exigeante sur la stratégie à l'ère des limites planétaires, tu montres que tu as compris l'école en profondeur, et pas seulement sa vitrine. Tu touches à ce qui fait sa cohérence intellectuelle. Pour aller plus loin sur ce que recouvre ce positionnement, tu peux relire ce que l'on dit de l'esprit maker d'emlyon.
Comment mobiliser cette recherche emlyon à ton oral ?
Connaître cette recherche, c'est bien. Savoir la mobiliser sans réciter, c'est ce qui te rend rare. Voici plusieurs angles, à toi de choisir celui qui colle à ton profil.
Premier angle : la culture générale incarnée. Si le jury t'amène sur un sujet d'actualité (transition écologique, RSE, raison d'être des entreprises), tu peux mobiliser l'idée d'Anthropocène et de limites planétaires comme grille de lecture. Pas en plaquant le mot « Organocène » comme un trophée, mais en montrant que tu sais penser une actualité avec recul. La méthode pour faire cela sans réciter, on la détaille dans l'article sur la culture générale à l'oral sans réciter.
Deuxième angle : le « pourquoi cette école » réinventé. Plutôt que la brochure, tu peux relier ton intérêt pour emlyon à cette manière de penser la stratégie face aux limites planétaires. Tu montres que ce n'est pas n'importe quelle école que tu vises, c'est celle-là, pour des raisons que tu peux nommer. Le ressort complet de cette réponse, on le travaille dans l'article « pourquoi cette école » à l'oral.
Troisième angle : la question au jury. Un candidat qui pose une vraie question, nourrie, sur la place de la durabilité dans la stratégie enseignée à emlyon, renverse la dynamique. Il ne subit plus l'entretien, il dialogue. Une question intelligente vaut souvent mieux qu'une réponse parfaite.
Quatrième angle : la mise en perspective. Si l'on te parle d'un secteur ou d'une entreprise, tu peux montrer que tu vois les tensions entre rentabilité de court terme et soutenabilité de long terme. C'est exactement le genre de tension que travaille cette recherche, et c'est aussi ce qui se joue derrière des sujets très concrets comme la directive européenne sur le reporting de durabilité, que l'on décrypte dans l'article pour comprendre la CSRD avant l'oral.
Cinquième angle : le signal méta. Le simple fait de connaître la recherche d'une école envoie un message implicite au jury : « j'ai creusé, je suis curieux, je ne suis pas venu réciter ». C'est ce qui sépare le candidat propre du candidat rare, une distinction que l'on creuse dans l'article candidat propre, candidat rare à l'oral.
Le piège
Le piège est énorme, donc il faut le nommer franchement. Le piège, c'est de faire semblant. De lâcher « Organocène » ou « Bertrand Valiorgue » comme un mot de passe, en espérant impressionner, sans avoir compris l'idée derrière.
Un jury d'oral, ce sont des gens qui passent leurs journées à détecter le toc. Si tu cites un concept que tu ne maîtrises pas, la première question de relance te démasque, et l'effet se retourne contre toi : tu passes pour quelqu'un qui récite, exactement ce que tu voulais éviter.
La règle est simple : ne mobilise que ce que tu as vraiment compris et que tu peux reformuler avec tes mots. Mieux vaut une idée bien digérée qu'un nom propre mal placé. Connaître la recherche d'emlyon n'est pas un déguisement, c'est une manière de penser que tu fais tienne.
FAQ
Faut-il vraiment lire des articles de recherche avant un oral d’école de commerce ?
Non, on ne te demande pas de lire des articles académiques en entier. Il s'agit de connaître quelques idées fortes portées par l'école, de les comprendre, et de pouvoir les relier à un sujet d'actualité ou à ta motivation. Une fiche de décryptage bien faite suffit largement pour cela.
Qui est Bertrand Valiorgue ?
C'est un professeur de stratégie et de gouvernance des entreprises à emlyon business school. Il travaille sur la manière dont les entreprises peuvent (ou non) affronter les enjeux de l'Anthropocène et des limites planétaires, avec une expertise notamment sur l'agriculture et l'alimentation.
Le concept d’« Organocène », je peux le citer tel quel à l’oral ?
Oui, mais seulement si tu peux l'expliquer simplement : l'idée que notre époque est marquée par le poids des organisations, donc que les entreprises sont au cœur de la crise écologique. Cité sans être compris, le terme se retourne contre toi.
Est-ce que ça marche aussi pour les autres écoles du top 5 ?
Oui, la logique est identique. Chaque école a ses chaires et ses chercheurs, et connaître leurs travaux te rend rare partout. On en fait le tour dans l'article pilier sur les chaires de recherche d'HEC, ESSEC et ESCP à l'oral, et tu retrouves la cartographie complète des épreuves dans le pilier oraux des écoles de commerce, école par école.
Comment être sûr de ne pas tomber dans la récitation ?
En partant de toi, pas du concept. Tu choisis une idée qui résonne avec ton parcours ou tes convictions, et tu la relies à un exemple concret que tu maîtrises. La recherche devient alors un appui pour penser, et non un texte à réciter. C'est précisément ce travail de connexion fine que l'on outille dans la préparation.
Connaître une idée, c'est le point de départ. La transformer en une réponse qui sonne juste, reliée à ton histoire et au regard précis du jury d'emlyon, c'est un autre métier. Pendant que les autres candidats récitent la brochure et trébuchent à la première relance, toi tu peux entrer dans le dialogue avec une longueur d'avance. Les oraux ne se rejouent pas : c'est maintenant que se construit la différence entre le candidat que l'on oublie et celui que l'on retient.
Avec la méthode Connect the dots, tu comprends d'abord qui tu es, tu construis ton récit et tu t'entraînes au format réel de ton jury, école par école. De bout en bout, à ton rythme.
Marine Adatto · fondatrice de Connect the dots20 ans à rendre dirigeants et marques mémorables (TF1, La Légende). À propos →