Les Mardis de l’ESSEC : la tribune à citer pour montrer ton ouverture à l’oral
- Les Mardis de l'ESSEC, c'est la première tribune étudiante de France, née en 1961, qui invite depuis plus de soixante ans de grandes personnalités politiques, économiques et culturelles à débattre devant les étudiants.
- Ce qu'elle dit de l'école : une vraie culture du débat, de l'ouverture intellectuelle et de l'exigence, bien au-delà de la plaquette.
- La citer à l'oral, ce n'est pas réciter un nom d'asso, il s'agit de prouver que tu suis l'actualité, que tu aimes confronter les idées et que tu vois l'ESSEC comme un lieu de pensée, pas seulement un tremplin.
- La vraie valeur ajoutée, ce n'est pas ce que les Mardis t'apportent, c'est ce que toi tu peux y apporter demain.
Quand un jury de l'ESSEC te demande pourquoi cette école, il a déjà entendu trente fois « le rayonnement international » et « le réseau alumni ». Ces réponses ne te coulent pas, mais elles ne te distinguent pas non plus. Pour sortir du lot, il faut montrer que tu connais l'école pour ce qu'elle pense, pas seulement pour ce qu'elle promet. Et il existe peu de portes d'entrée aussi parlantes que les Mardis de l'ESSEC. Voyons pourquoi cette tribune est un trésor pour ton oral, et surtout comment la mobiliser sans tomber dans le name-dropping.
Les Mardis de l’ESSEC, en bref
Les Mardis de l'ESSEC, c'est la première tribune étudiante de France. L'association est née en 1961, à une époque où l'école se trouvait encore à Paris, et elle n'a jamais cessé depuis. Le principe est limpide : chaque semaine ou presque, des étudiants invitent une grande personnalité à venir débattre, en public, gratuitement, devant une salle pleine.
En plus de soixante ans, ce sont des centaines de figures qui sont passées par cette tribune. Des présidents et des ministres comme François Mitterrand, Valéry Giscard d'Estaing, Pierre Mendès France ou Édouard Philippe. Des artistes comme Salvador Dalí ou Yves Montand. Des sportifs, des journalistes, des écrivains. Plus de cinq cents personnalités au total, et plusieurs centaines de débats organisés au cœur de l'actualité.
Ce que l'on retient, c'est que tout est porté par des étudiants. Ce ne sont pas les professeurs qui invitent ces personnalités, ce sont des élèves de l'école qui décrochent leur téléphone, qui montent les débats, qui mènent les échanges. Voilà déjà un signal fort sur la culture de l'ESSEC.
Ce que les Mardis de l’ESSEC disent de l’ouverture de l’école
Une association, ce n'est jamais neutre. Elle raconte quelque chose de l'école qui l'abrite. Et les Mardis racontent trois choses.
D'abord, la culture du débat. À l'ESSEC, on ne se contente pas d'apprendre des modèles dans un amphi, on confronte les idées en face d'un invité qui peut être en désaccord avec la salle. C'est une école qui aime le contradictoire, qui valorise la prise de parole et l'argumentation. Pour une école de commerce, ce n'est pas anodin : cela dit qu'elle forme des gens capables de penser, pas seulement d'exécuter.
Ensuite, l'ouverture intellectuelle. Les invités ne viennent pas que du business. On y croise des politiques, des artistes, des sportifs, des chercheurs. L'ESSEC assume l'idée qu'un bon manager doit comprendre le monde dans son ensemble, et pas seulement son tableur. C'est exactement cette ouverture que le jury cherche chez toi.
Enfin, l'exigence et l'audace. Décrocher un ancien Premier ministre et le faire débattre devant des étudiants, cela demande du travail, du sérieux et un peu de culot. Cette tribune dit que l'école attend de ses élèves qu'ils prennent des initiatives ambitieuses, qu'ils aillent chercher les choses au lieu de les attendre.
Comment citer les Mardis de l’ESSEC à ton oral ?
Attention, on entre dans la zone où tout le monde se rate. Citer les Mardis ne suffit pas. Ce qui compte, c'est ce que tu en fais.
Dans le « pourquoi l'ESSEC ». N'utilise pas les Mardis comme un argument décoratif. Utilise-les comme une preuve que tu as compris l'esprit de l'école. Au lieu de dire « j'aime l'ouverture de l'ESSEC », tu peux montrer que cette ouverture, tu sais où elle vit concrètement, et que c'est précisément ce qui t'attire. Le jury entend alors quelqu'un qui a regardé l'école de près, qui ne récite pas la brochure. Pour aller plus loin sur cette logique, va voir notre article sur le pourquoi l'ESSEC à l'oral et celui, plus général, sur le pourquoi cette école.
Comme nourriture pour ta culture générale. Les Mardis publient leurs débats. Tu peux en écouter, en retenir un échange qui t'a marqué, une idée qui t'a fait réfléchir. Le jour de l'oral, glisser « tel débat des Mardis sur tel sujet m'a fait changer d'avis sur… » vaut dix fois mieux qu'une référence apprise par cœur. Cela montre une curiosité vivante, celle qui sépare le candidat propre du candidat rare.
En entretien de personnalité. Si l'on te parle de tes centres d'intérêt, de ton rapport au débat, à l'actualité, à la confrontation d'idées, les Mardis te donnent un terrain naturel pour raconter qui tu es. Sans réciter ta vie, tu connectes ton goût pour le débat à un lieu qui l'incarne. C'est la base du travail sur l'entretien de personnalité ESSEC.
Et surtout : ce que toi tu peux y apporter. Voilà l'angle que personne ne prend. Le jury ne cherche pas un consommateur de débats, il cherche un futur acteur. Demande-toi ce que tu ferais aux Mardis si tu intégrais. Quel invité tu rêverais d'aller chercher, quel sujet tu trouves absent, ce que ta sensibilité apporterait à la programmation. Là, tu deviens un projet, pas un spectateur. C'est la logique « élève engagé aujourd'hui, bon ambassadeur demain » : une école investit sur des gens qui vont la faire rayonner, pas sur ceux qui profitent du décor.
Le piège du name-dropping
Un mot d'alerte. Citer les Mardis pour citer les Mardis, c'est le meilleur moyen de te griller. Si tu lâches le nom sans rien derrière, le jury va creuser : « Quel débat avez-vous suivi ? Qu'en avez-vous pensé ? » Et là, si tu n'as rien, tout s'effondre. La règle est simple : ne mentionne jamais une association que tu ne pourrais pas défendre pendant trois minutes. Mieux vaut une vraie référence solide qu'une liste de noms creuse. C'est d'ailleurs vrai de tout ton oral, comme on l'explique sur les questions types d'entretien.
Pour aller plus loin
FAQ
C’est quoi, les Mardis de l’ESSEC ?
C'est la première tribune étudiante de France, créée en 1961. Des étudiants de l'ESSEC y invitent chaque année de grandes personnalités politiques, économiques et culturelles à débattre en public, gratuitement, devant une salle composée surtout d'étudiants.
Faut-il connaître les Mardis de l’ESSEC pour réussir son oral ?
Ce n'est pas obligatoire, mais c'est un atout réel. En parler prouve que tu connais l'école pour son esprit et pas seulement pour son classement. À condition d'avoir une vraie référence derrière, pas juste le nom de l'asso.
Quelle personnalité citer venue aux Mardis de l’ESSEC ?
Cite celle dont le débat t'a réellement marqué, pas la plus prestigieuse. La tribune a reçu des figures comme François Mitterrand, Valéry Giscard d'Estaing ou Salvador Dalí, mais l'important est ce que la rencontre t'a fait penser, pas le nom lui-même.
Comment parler des Mardis sans faire du name-dropping ?
Connecte-les à toi. Explique ce qu'un débat t'a appris, ou ce que tu apporterais si tu rejoignais l'association. Dès que tu passes du « ils font ça » au « voici ce que j'en retire et ce que j'y ferais », tu sors du name-dropping.
Les Mardis de l’ESSEC, est-ce ouvert à tous ?
Oui, les débats sont gratuits et ouverts au public, même s'ils s'adressent d'abord aux étudiants de l'école. C'est justement ce qui en fait une fenêtre accessible pour comprendre la culture de l'ESSEC avant ton oral.
Connaître les Mardis, c'est le point de départ. Savoir les connecter à ton histoire, à ton projet, à ce que toi tu apporterais à l'ESSEC, c'est ce qui fait basculer un oral. Pendant que les autres candidats réciteront le nom de l'asso en espérant que le jury ne creuse pas, toi tu auras préparé la suite : le débat qui t'a marqué, l'invité que tu irais chercher, la place que tu prendrais. Les oraux ne se rejouent pas. Connect the dots t'aide à transformer chaque référence en preuve vivante de qui tu es, pour que le jury ne voie pas un candidat de plus, mais un futur ambassadeur de son école.
Avec la méthode Connect the dots, tu comprends d'abord qui tu es, tu construis ton récit et tu t'entraînes au format réel de ton jury, école par école. De bout en bout, à ton rythme.
Marine Adatto · fondatrice de Connect the dots20 ans à rendre dirigeants et marques mémorables (TF1, La Légende). À propos →