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Oral GEM (Grenoble EM) : réussir l’exposé et l’entretien inversé qui déroutent les candidats
- L'oral de Grenoble EM, c'est un entretien d'environ 30 minutes (coefficient 10) en trois temps : un exposé sur un fait d'actualité, un entretien inversé, puis un échange de motivation.
- L'entretien inversé est sa signature, unique en France : c'est toi qui interviewes un membre du jury, et non l'inverse.
- Le jury n'évalue pas tes connaissances, mais qui tu es : ta curiosité, ton écoute, ta cohérence, et un vrai « pourquoi GEM ».
- L'erreur : préparer la seule partie motivation et découvrir les deux autres le jour J.
L'admissibilité passée, l'oral t'attend, et il ne ressemble en rien à l'écrit. Comme partout, chaque école a son format, et celui de GEM est l'un des plus originaux du concours. L'oral GEM ne vérifie pas ce que tu as appris, mais qui tu es et ce qui te porte. C'est une épreuve qui se prépare, à condition de comprendre ce qu'elle cherche vraiment, phase par phase.
Les trois phases de l'oral GEM
L'entretien de Grenoble EM dure une trentaine de minutes et s'enchaîne en trois temps très différents. On ne les prépare pas en moyenne, parce que chacun teste autre chose.
D'abord, un exposé d'environ cinq minutes sur un fait d'actualité que tu choisis, autour d'un enjeu géopolitique, économique ou technologique. Le jury regarde ta capacité à structurer une pensée et à prendre de la hauteur sur le monde, pas à réciter une fiche. C'est là qu'une actualité vraiment suivie fait la différence avec un sujet appris la veille. La méthode pas à pas est détaillée dans structurer l'exposé d'actualité de GEM.
Ensuite, l'entretien inversé, la signature de GEM. Puis, l'échange de motivation, plus classique, où le jury revient sur ton parcours et tes raisons de venir. Trois exercices, une seule personne : c'est la cohérence entre les trois qui te dessine.
L'entretien inversé : c'est toi qui mènes
C'est la partie qui surprend tout le monde, et que l'on ne trouve nulle part ailleurs en France. Pendant une dizaine de minutes, les rôles s'inversent : ce n'est plus le jury qui te questionne, c'est toi qui interviewes un membre du jury, sur ce que tu veux, avant d'en livrer une courte synthèse. Les questions qui portent, celles qui tombent à plat et la minute de synthèse : tout est décortiqué dans le guide de l'entretien inversé GEM.
Le piège, c'est de le vivre comme un jeu de rôle gratuit. Ça n'en est pas un. Ce moment montre, en quelques minutes, des choses qu'aucune réponse préparée ne révèle : ta curiosité réelle, ta façon d'écouter, ta capacité à rebondir sur ce que l'on te répond, et à relier des idées en direct. Savoir poser les bonnes questions en dit souvent plus long sur toi que savoir y répondre.
Il ne s'agit donc pas de dérouler une liste de questions préparées, il s'agit de mener un vrai échange : écouter la réponse, t'en saisir, et l'emmener quelque part.
Se connaître avant de se raconter
La troisième phase, l'échange de motivation, est plus familière, mais pas plus facile. Le jury y cherche d'abord une personne lucide sur elle-même : ce qu'elle aime, ce qui la fait avancer, ce vers quoi elle se dirige. Pas un CV récité, mais un fil, des expériences qui s'enchaînent et disent quelque chose de toi. Avant de savoir bien se raconter, il faut se comprendre.
Il ne s'agit pas de réciter un parcours, il s'agit de montrer que tu sais ce qu'il révèle de toi. Un candidat qui s'est compris parle juste, sans forcer ; un candidat qui ânonne un récit appris sonne creux.
L'erreur du discours plaqué
Le piège classique, sur cette phase : donner les réponses que l'on croit attendues. Le projet bien sous tous rapports, les qualités cochées une à une, la motivation passe-partout. Tout est correct, et rien ne ressort, parce que c'est exactement ce que dit le candidat d'avant et celui d'après.
Le jury n'attend pas la bonne réponse, il attend la tienne. Tes vraies raisons, tes vrais doutes, tes vraies envies : c'est ça qui te distingue, et qui rend l'échange vivant plutôt que mécanique.
« Pourquoi GEM » : le cœur de l'échange
La question « pourquoi notre école ? » tombera, et la réponse vague (réputation, ambiance, classement) tombera à plat. Relie un trait précis de Grenoble EM à ton projet : une spécialisation, une orientation de l'école, une manière d'enseigner qui te parle. Tu trouveras la méthode complète dans l'article sur « pourquoi cette école ? » : l'idée est d'avoir une réponse qui ne marcherait pour aucune autre école. Et pour GEM précisément, on a construit la réponse école par école dans pourquoi GEM.
FAQ
Qu'est-ce que l'entretien inversé de GEM ?
C'est la phase la plus distinctive de l'oral de Grenoble EM, unique en France. Pendant une dizaine de minutes, les rôles s'inversent : au lieu de répondre au jury, c'est toi qui interviewes l'un de ses membres sur le sujet de ton choix, puis tu en fais une brève synthèse. Le jury évalue ainsi ta curiosité, ton écoute et ta capacité à mener un échange, pas tes connaissances.
En quoi consiste l'oral GEM en entier ?
Un entretien d'environ 30 minutes (coefficient 10) en trois phases : un exposé de cinq minutes sur un fait d'actualité que tu choisis, l'entretien inversé où tu questionnes le jury, et un échange de motivation sur ton parcours et tes raisons de venir à Grenoble EM. Le jury cherche une personnalité cohérente d'une phase à l'autre, pas un savoir.
Sur quoi porte l'exposé de l'oral GEM ?
Sur un fait d'actualité que tu choisis, autour d'un enjeu géopolitique, économique ou technologique. Le jury n'attend pas un exposé encyclopédique, mais un angle clair et un peu de hauteur. C'est là qu'une actualité réellement suivie, et pas bachotée la veille, se voit tout de suite.
Comment se démarquer à l'oral de GEM ?
En étant précis et sincère plutôt que parfait, et en préparant les trois phases, pas seulement la motivation. Tes exemples concrets, ta vraie curiosité dans l'entretien inversé, et un « pourquoi GEM » que l'on ne pourrait servir à aucune autre école te distinguent bien plus qu'un discours lisse.
L'oral de Grenoble EM récompense les candidats qui se connaissent, qui savent pourquoi ils viennent, et qui tiennent leurs trois phases. Avec la méthode Connect the dots, on prépare l'exposé, l'entretien inversé et l'échange de motivation dans leur format réel, pour construire un fil sincère et un « pourquoi GEM » solide, au lieu d'un discours que le jury a déjà entendu dix fois.
Avec la méthode Connect the dots, tu comprends d'abord qui tu es, tu construis ton récit et tu t'entraînes au format réel de ton jury, école par école. De bout en bout, à ton rythme.
Marine Adatto · fondatrice de Connect the dots20 ans à rendre dirigeants et marques mémorables (TF1, La Légende). À propos →