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Recherche EDHEC à citer à l'oral : laquelle choisir selon ton profil ?

Photo : Derek Oyen sur Unsplash

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Recherche EDHEC à citer à l'oral : laquelle choisir selon ton profil ?

MA·2026-11-02

Mis à jour le 2 novembre 2026

L'essentiel
  • Deux recherches liées à l'EDHEC se prêtent bien à l'oral : l'étude de l'EDHEC Climate Institute sur le risque climatique et la valeur des actions, et la finance orientée objectif de Lionel Martellini, ancrée dans l'EDHEC-Risk Institute.
  • On peut lire dans les deux un même positionnement de l'école : une finance appliquée, tournée vers des problèmes réels. C'est une lecture, pas une position officielle de l'EDHEC.
  • Le choix se fait selon ton parcours et ton projet, pas selon la recherche qui sonne le plus savant.
  • Le piège est commun : citer un titre ou un chiffre sans pouvoir l'expliquer avec tes mots. Une idée comprise vaut mieux que dix noms appris.
  • Cette page traite de ces deux recherches ; d'autres travaux de l'école existent et ne sont pas couverts ici.

Tu prépares l'oral de l'EDHEC et tu cherches ce qui rendra ta réponse spécifique. Si tu t'appuies seulement sur l'international, l'associatif ou le cadre de l'école, ton argument vaut pour n'importe quelle école. Ce qui le rend spécifique, c'est de connecter ton intérêt à quelque chose que l'école produit : sa recherche.

Les travaux des professeurs sont un terrain que l'on peut ajouter à sa préparation. Cette page t'en ouvre deux, résumés fidèlement, avec pour chacun une phrase de restitution, deux relances pour t'entraîner, l'angle à jouer et le piège à éviter.

Pourquoi citer une recherche de l'EDHEC à l'oral ?

Citer une recherche de l'EDHEC donne une réponse précise à la question « pourquoi cette école », là où un argument de rayonnement reste général.

Une recherche est un point d'appui pour penser devant le jury. Il s'agit de montrer comment tu raisonnes et comment tu réagis à la relance.

Pour comprendre où cette réponse se loge dans l'épreuve, repars du format de l'école dans l'oral de l'EDHEC et sa trilogie, puis de la façon dont les critères de la Trilogie organisent l'évaluation.

Que dit l'étude de l'EDHEC sur le risque climatique et la valeur des actions ?

Selon le résumé de l'étude, l'écart de valorisation des actions mondiales par rapport à un monde sans dommages climatiques va de quelques points de pourcentage à plus de quarante pour cent, selon l'ambition des politiques de réduction des émissions.

Elle s'intitule « The Impact of Physical Climate Risk on the Valuation of Global Equity Assets ». Ses auteurs sont Riccardo Rebonato, Dherminder Kainth et Lionel Melin. Elle a été publiée en 2025 dans la revue académique Environmental and Resource Economics (volume 88, pages 857 à 894).

Ce que dit l'étude climatique

La question de départ est simple à formuler, donc redoutable : combien vaut aujourd'hui un portefeuille d'actions mondiales si l'on tient compte des dommages physiques du changement climatique ? Par dommages physiques, on entend les dégâts concrets qui réduisent la production économique. On distingue le risque de transition (le coût du passage à une économie bas carbone) du risque physique, que cette étude examine.

Leur démarche porte sur un indice boursier mondial hypothétique. Le résumé décrit un écart de valorisation qui dépend de trois facteurs, la lenteur de la politique de réduction des émissions (plus elle est lente, plus l'écart est grand), la présence de points de bascule climatiques à faibles seuils de température, et la mesure dans laquelle les taux d'intérêt baissent quand la consommation est faible.

Selon les auteurs, les valorisations actuelles supposent soit une action de réduction très forte et efficace, soit un effet négligeable du climat sur la production économique. Comme aucune des deux hypothèses n'est très probable, une réévaluation des actions reste possible. Le résumé ne dit pas dans quelle mesure ces écarts sont déjà intégrés dans les cours.

Ce que l'étude révèle de l'EDHEC

L'école abrite un institut consacré au climat et à la finance. On peut y lire une volonté de s'inscrire dans la gestion des risques et l'investissement responsable, mais c'est une lecture personnelle : à toi de la présenter comme telle.

Angle pour l'oral : l'étude climatique

Tu as quatre façons de mobiliser cette étude, à construire avec ta propre histoire.

Pour t'entraîner, la restitution en une phrase : « Cette étude estime que la valeur des actions mondiales peut s'écarter, de quelques points à plus de quarante pour cent, de ce qu'elle serait sans dommages climatiques, selon l'ambition des politiques de réduction des émissions. »

Deux relances plausibles, à titre d'exemples d'entraînement :

Le piège de l'étude climatique

Apprendre le chiffre de quarante pour cent comme une formule, sans pouvoir dire de quoi il est l'écart ni de quoi il dépend. Entraîne-toi à expliquer le pourquoi avec tes mots, simplement.

Que dit la recherche de Lionel Martellini sur l'investissement orienté objectif ?

Pour Lionel Martellini, la finance sert d'abord à résoudre un problème de vie, comme financer sa retraite, avant de servir à battre le marché : c'est l'investissement orienté objectif, ou « goal-based investing ».

Ce que dit la recherche de Martellini

Situons d'abord l'homme. Lionel Martellini est professeur de finance à l'EDHEC. Il détient un doctorat de finance de l'université de Californie à Berkeley et un doctorat d'astrophysique de l'Université Côte d'Azur. Il a rejoint Noël Amenc dans l'aventure de l'EDHEC-Risk Institute, qu'il a dirigé de 2015 à 2022, puis il a fondé l'EDHEC Quantum Institute, qu'il dirige depuis 2025 : un profil qui relie la physique et la finance.

La finance classique se raconte comme une course : battre un indice de référence. Chez Martellini, la question devient celle de savoir si l'on atteint son objectif de vie. Pour un particulier, cet objectif est souvent de disposer, à la retraite, d'un revenu de remplacement suffisant pour vivre.

De ce déplacement découle une architecture. Plutôt qu'un seul portefeuille lancé à la poursuite de la performance, l'approche en distingue deux : un portefeuille de sécurité, prudent, qui verrouille le revenu essentiel, celui dont on ne peut pas se passer ; et un portefeuille de performance, plus risqué, qui va chercher les objectifs supplémentaires, ceux qui relèvent d'un revenu de confort plutôt que d'un revenu essentiel. La finance garantit un plancher avant d'aller chercher un plafond. Une synthèse de son approche pour la retraite souligne que ce qui compte n'est pas une aversion au risque abstraite, mais l'aversion à la perte relative à ses objectifs.

Ce n'est pas resté une jolie théorie. Les travaux de l'EDHEC-Risk Institute montrent que ces principes peuvent servir à concevoir des stratégies de retraite adaptables à de nombreux épargnants, capables de sécuriser un niveau minimal de revenu de remplacement.

Ce que Martellini révèle de l'EDHEC

L'école a bâti un institut, l'EDHEC-Risk Institute, autour de ces questions. On peut y lire une finance appliquée, tournée vers la résolution de problèmes réels. C'est une lecture, pas une déclaration de l'école : présente-la ainsi.

Angle pour l'oral : Martellini

Tu as cinq façons de mobiliser cette recherche.

Pour t'entraîner, la restitution en une phrase : « Martellini défend l'idée que la finance sert d'abord à atteindre un objectif de vie, comme un revenu de retraite, avant de chercher à battre un indice. »

Deux relances plausibles, à titre d'exemples d'entraînement :

Le piège de Martellini

Lâcher « goal-based investing » comme un mot de passe. Si tu cites Martellini, tu dois pouvoir dire en une phrase ce qu'il défend : la finance qui sécurise d'abord un revenu essentiel, plutôt que celle qui court après un indice.

Comment lire ces deux recherches ensemble ?

On peut les lire comme deux manières de se demander à quoi sert la finance, et ce qu'elle doit regarder en face pour servir.

Martellini part de la personne : un objectif de vie, un revenu à sécuriser. L'étude climatique part du marché : un risque physique que les valorisations prennent peut-être mal en compte. Deux sujets différents, avec un point commun que l'on peut lire ainsi : la finance mise au service d'un problème qui compte, avec de la recherche derrière.

Tu peux construire un fil, à reformuler avec tes mots : un objectif de long terme comme une retraite ne survit que si les risques qui pèsent sur les actifs sont bien pensés, le risque climatique compris. Ce pont est un raisonnement à toi, pas un résultat des auteurs : présente-le comme une réflexion.

Pour voir comment d'autres écoles abordent la recherche à l'oral, parcours la recherche de HEC à citer à l'oral, celle de l'ESSEC et celle d'emlyon, ou le panorama des chaires de recherche d'HEC, de l'ESSEC et de l'ESCP à l'oral.

Laquelle choisir selon ton parcours ?

Choisis la recherche qui touche à une question que tu te poses déjà, pas celle qui paraît la plus savante sur le papier. Si tu dois te forcer à t'y intéresser, tu auras du mal à en parler avec naturel quand arrivera la relance.

Ton profilLa recherche à privilégierPourquoi
Tu suis l'actualité économique, la transition énergétique ou la finance durableLe risque climatique et la valeur des actionsElle te donne un point d'appui pour les questions d'actualité
Tu te demandes à quoi sert la finance, ou tu veux nuancer le cliché de la spéculationMartellini et l'investissement orienté objectifElle fournit une grille de lecture sur l'utilité de la finance
Ton parcours croise des disciplines éloignées (sciences, lettres, droit)MartelliniSon parcours, de la physique à la finance, peut servir d'exemple de rapprochement entre disciplines éloignées
Tu hésites entre les deuxCelle dont tu peux parler dix minutes sans notesUne recherche bien tenue vaut mieux que deux survolées

Mon conseil : une recherche que tu maîtrises suffit, et une deuxième peut te donner de la réserve si tu l'as aussi travaillée. Pour faire jouer ce choix dans ta motivation globale, relis ce qui sépare le candidat propre du candidat rare.

Quel est le piège commun à ces deux recherches ?

Le piège commun est le même dans les deux cas : citer sans comprendre, ou prétendre avoir lu ce que tu n'as pas lu.

Le premier versant, c'est le mot de passe : un chiffre, un titre en anglais, un nom propre lâchés pour faire savant, sans pouvoir les expliquer. La seule défense est de dire l'idée en une phrase simple, avec tes mots.

Le second versant, c'est le bluff. Ne prétends jamais avoir lu un papier académique que tu n'as pas lu. Dis honnêtement que tu as découvert les travaux de l'institut sur ce sujet, et que telle idée t'a marqué. Mon conseil : reste honnête sur ce que tu as lu. Le but n'est pas de convaincre par le vocabulaire, c'est de montrer une tête qui pense.

Pour apprendre à mobiliser une idée avec tes mots, la méthode est détaillée dans mobiliser sa culture générale à l'oral.

Sources

Méthode. Cette page repose sur la lecture du résumé de l'étude et la présentation de l'institut sur le site de l'EDHEC, ainsi que les trois pages publiques sur Martellini citées ci-dessus. La référence bibliographique (revue, volume, pages) a été recoupée avec la base Crossref. Cette page ne remplace pas la lecture du papier : si tu cites l'étude, lis au moins son résumé toi-même.

Choisis une recherche, tiens-la, et entraîne-toi à la dire en une phrase.

FAQ

Faut-il avoir lu l'étude en entier pour en parler ?

Ce n'est pas obligatoire pour parler juste. Tu dois comprendre l'idée centrale et savoir l'expliquer simplement. Lire le résumé et la présentation de l'institut permet de la restituer correctement, à condition de dire que tu n'as pas lu le papier en entier si l'on te le demande.

Ces sujets ne sont-ils pas trop techniques pour un oral de personnalité ?

Tu ne présentes pas un modèle financier, tu mobilises une idée. La technicité reste en arrière-plan, c'est ta façon de penser qui compte.

Et si le jury ne me pose aucune question sur le climat ou la finance ?

Tu n'es pas obligé de la forcer. Tu la gardes en réserve pour la question « pourquoi l'EDHEC » ou pour un échange sur l'actualité. Une bonne préparation, c'est avoir des cartes en main que l'on joue au bon moment.

Comment citer la recherche sans avoir l'air de lire une fiche ?

Tu la racontes comme une chose qui t'a intéressé, pas comme une définition. Tu dis ce qui t'a surpris, tu poses une question, tu relies à ton projet. Le ton oral et personnel fait la différence avec le réflexe scolaire.

Peut-on citer ces recherches sans me spécialiser en finance ?

Oui. Une recherche sert de point d'appui à ta curiosité, pas de certificat de compétence. Dis ce que tu as compris, ce qui t'a surpris, et reconnais ce que tu ignores encore.


Connect the dots est un sparring-partner : l'IA te confronte au lieu de te flatter. Tu t'entraînes à défendre ta recherche sous la relance, jusqu'à ce qu'elle soit la tienne.

Avec la méthode Connect the dots, tu comprends d'abord qui tu es, tu construis ton récit et tu t'entraînes au format réel de ton jury, école par école. De bout en bout, à ton rythme.

Marine Adatto Marine Adatto · fondatrice de Connect the dots
20 ans à rendre dirigeants et marques mémorables (TF1, La Légende). À propos →