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Recherche ESSEC à citer à l'oral : choisir un travail et le citer sans réciter

Photo : Vitaly Gariev sur Unsplash

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Recherche ESSEC à citer à l'oral : choisir un travail et le citer sans réciter

MA·2026-11-02

Publié le 2 novembre 2026

L'essentiel
  • Quatre travaux de l'ESSEC se prêtent bien à l'oral : la langue et les rôles de genre (Estefania Santacreu-Vasut), le coût de la comparaison entre collègues (Judy Qiu), la science de la négociation (IRENÉ, Aurélien Colson) et la gouvernance de l'IA (Guillaume Chevillon, Metalab).
  • Mieux vaut en défendre une seule, la mieux connectée à ton parcours. Deux références mal tenues valent moins qu'une référence défendue.
  • Tu la cites une fois, en une ou deux phrases, puis tu penses avec elle : tu ne la récites pas.
  • Le risque n'est pas d'ignorer la recherche de l'école. C'est de la citer sans pouvoir répondre à la relance du jury.

La recherche d'une école est publique, datée, signée : elle donne une référence précise à citer.

Cette page réunit quatre travaux de l'ESSEC, décrits avec prudence, et t'aide à en choisir un. Ce sont quatre travaux retenus parce qu'ils se transposent en oral, pas toute la recherche de l'école. Pour le cadre général de l'épreuve, garde sous la main le guide de l'entretien de personnalité ESSEC.

> Comment cette page a été établie. Les faits viennent de trois pages d'ESSEC Knowledge et de la page officielle de l'IRENÉ, consultées à la source. Les faits que nous n'avons pas pu vérifier ont été écartés, et les passages introduits par « on peut y lire » sont des lectures éditoriales, pas des faits. Page relue le 2 novembre 2026.

Pourquoi citer la recherche de l'ESSEC à l'oral ?

Citer la recherche de l'école prouve que tu t'es intéressé à ce qu'elle pense, et pas seulement à ce qu'elle affiche.

Il ne s'agit pas de faire joli avec un nom d'auteur. Il s'agit d'ouvrir un angle, de montrer que ton attrait pour l'ESSEC repose sur autre chose qu'un rang, et de donner au jury une prise pour te relancer. Une bonne référence rend la conversation plus vivante, parce qu'elle t'oblige à raisonner à voix haute.

Elle répond aussi, sans la réciter, à la question « pourquoi cette école », et nourrit ton « pourquoi l'ESSEC » avec un élément précis et vérifiable. Pour situer ces travaux dans l'ensemble des écoles du top 5, il y a le tour d'horizon des chaires de recherche HEC, ESSEC, ESCP.

Que dit la recherche sur la langue et les rôles de genre ?

La grammaire d'une langue est associée à la place des femmes dans le travail : c'est la thèse d'Estefania Santacreu-Vasut, économiste à l'ESSEC.

Ce que dit la recherche. Avec ses co-auteurs Daniel L. Hicks (University of Oklahoma) et Amir Shoham (Temple University), elle compare des langues qui marquent fortement la distinction entre féminin et masculin et d'autres qui le font peu. La page d'ESSEC Knowledge consacrée à ce travail (21 mars 2016) relie la marque grammaticale du genre à la participation des femmes au marché du travail et à leur temps de travail domestique. Pour savoir si le lien tient à un rapport de force dans le couple, les auteurs étudient aussi des femmes et des hommes célibataires : celles dont la langue marque le genre font davantage de tâches ménagères, même sans conjoint. Les auteurs en concluent qu'une part du comportement semble refléter une identité de genre intériorisée. Le travail, « Does mother tongue make for women's work? », est publié en 2015 dans le Journal of Economic Behavior & Organization.

Comment l'étude procède. Elle compare des langues qui marquent fortement la distinction entre féminin et masculin et d'autres qui le font peu. Elle étudie aussi des migrants installés aux États-Unis et de langues maternelles différentes, ainsi que des femmes et des hommes célibataires. La page ne donne pas la taille des échantillons.

Ce que cela révèle de l'ESSEC. On peut y lire une école qui assume une recherche académique exigeante, au croisement de la culture, des institutions et de l'économie. On peut y lire aussi que l'on y forme des gens qui relient des disciplines plutôt que des techniciens qui appliquent des recettes.

L'angle pour l'oral. Tu peux en partir si tu as un parcours de langues, un séjour à l'étranger, ou un goût pour les sciences sociales. Dis ce qui t'a accroché, puis rebondis sur un débat vivant : égalité professionnelle, écriture inclusive, comparaisons entre pays.

Le piège. Dire « la langue détermine la place des femmes ». La recherche met en évidence une corrélation et un mécanisme plausible, pas une fatalité. Si tu ne fais pas cette différence, une seule relance te fait tomber. Ce travail touche aussi au genre, donc traite-le en analyste, jamais en militant.

Pourquoi la comparaison entre collègues a-t-elle un coût ?

Être comparé à ses collègues n'a rien de gratuit sur le plan psychologique, et ce coût pèse davantage, en moyenne, sur les femmes : c'est le constat de Judy Qiu, professeure assistante de management à l'ESSEC.

Ce que dit la recherche. L'étude de Judy Qiu et de Selin Kesebir (London Business School), « Gender Differences in Aversion to Social Comparison Feedback », est publiée en 2026 dans Personality and Social Psychology Bulletin. ESSEC Knowledge la présente (15 mai 2026) sous le titre « The cost of being compared to your colleagues ». Les femmes ont tendance à préférer un retour absolu, et la perspective d'une comparaison sociale suscite chez elles de l'anxiété. Détail qui compte : cette réticence persiste même quand elles s'attendent à un retour positif. Ce n'est donc pas seulement la peur d'une mauvaise note, c'est la comparaison elle-même. L'explication avancée relève de la théorie de la socialisation de genre : les groupes masculins accepteraient davantage la comparaison sociale, les groupes féminins privilégieraient davantage l'égalité. L'article ne rapporte pas de test statistique de ce mécanisme.

Comment l'étude procède. L'article décrit six expériences. En laboratoire, des participants savent qu'ils recevront un retour après une tâche et choisissent entre un retour comparatif et un retour absolu, sur leur seule performance. Dans d'autres expériences, ils se remémorent leurs expériences professionnelles ou réagissent à un scénario hypothétique de travail. L'article ne donne pas la taille des échantillons.

Ce que cela révèle de l'ESSEC. On peut y lire une école qui prend les sciences du comportement au sérieux et qui interroge ses propres outils de management, au lieu de les tenir pour neutres.

L'angle pour l'oral. Le thème sert dès que l'on parle de management, de motivation, d'évaluation. Tu peux aussi le relier à ton propre rapport au retour que l'on te donne : classements, notes, palmarès. C'est un terrain où ton expérience personnelle peut servir d'exemple.

Le piège. Aligner « Judy Qiu, comparaison sociale, anxiété, socialisation » comme une fiche. Et pire : faire semblant d'avoir lu l'étude. Reste sur l'idée centrale et sur ce qu'elle nuance.

Pourquoi la négociation est-elle une science à l'ESSEC ?

L'ESSEC traite la négociation comme une compétence qui s'apprend, avec une méthode : c'est la position de l'IRENÉ, que dirige Aurélien Colson.

Ce que dit la recherche. L'IRENÉ, Institut de Recherche et d'Enseignement sur la Négociation, a été créé par l'ESSEC en 1996. Son nom signifie « paix » en grec. Il rassemble chercheurs et praticiens autour de la négociation, de la médiation et de la gestion des conflits, avec une expertise construite dans plus de quatre-vingts pays, comme le précise la présentation officielle de l'IRENÉ. Aurélien Colson, professeur associé de science politique, le dirige.

Ce que cela révèle de l'ESSEC. On peut y lire que la relation est un objet de recherche à part entière et non un supplément d'âme, que le manager est pensé comme un négociateur permanent, et que la méthode compte plus que le talent brut.

L'angle pour l'oral. C'est la référence la plus directement utile pour la mise en situation ESSEC : face à un cas de conflit, tu t'appuies sur l'idée que négocier, c'est décider ensemble, plutôt que de sauter sur la solution. Elle sert aussi à raconter une progression réelle, puisqu'une compétence qui s'apprend invite à parler de celle que tu as construite.

Le piège. Débiter « créé en 1996, dirigé par Aurélien Colson » d'un bloc, sans que cela réponde à rien. N'invente pas non plus de date de revue ou de citation exacte : l'institut, son nom, son directeur et la position suffisent.

Que dit la recherche de l'ESSEC sur la gouvernance de l'IA ?

Pour Guillaume Chevillon, les algorithmes ne sont pas neutres et il faut une gouvernance souple plutôt que rigide.

Ce que dit la recherche. Le professeur Chevillon dirige le Metalab, l'institut de l'ESSEC sur l'intelligence artificielle, les données et la société. Son travail sur la gouvernance des algorithmes part d'un constat : un algorithme a l'air neutre parce qu'il est mathématique, mais il optimise un objectif de court terme et produit des effets de long terme que personne n'a choisis. Il ne s'agit pas de rendre les algorithmes plus précis, mais plus résilients. Prédire un comportement humain le modifie, celui qui contrôle les données et l'infrastructure façonne l'environnement, stocker les données a un coût écologique (d'où l'idée d'un « droit à l'oubli » pour les machines) et les utilisateurs peuvent résister collectivement.

Ce que cela révèle de l'ESSEC. Que l'école ait un institut entier consacré à l'IA et aux données dit la place qu'elle donne au numérique.

L'angle pour l'oral. C'est la référence la plus transposable, parce qu'elle sert bien au-delà de l'ESSEC : en culture générale sur la technique et le pouvoir, sur la mémoire et l'oubli, en actualité et en langue vivante. Tu peux la nommer dans ton « pourquoi l'ESSEC » et la garder pour le fond partout ailleurs.

Le piège. Citer le Metalab sans pouvoir défendre l'idée. La relance « et vous, qu'en pensez-vous ? » peut arriver : construis-toi un avis, pas un résumé.

Laquelle choisir selon ton parcours ?

Choisis la recherche qui se connecte à quelque chose que tu as vécu, lu ou fait, parce que c'est elle que tu sauras défendre.

Si ton profil est…Prends cette rechercheParce que
Langues, séjours à l'étranger, sciences socialesLangue et genre (Santacreu-Vasut)Le lien avec ton parcours est visible dès la première phrase
Vie associative, équipes, expérience du retour et de la noteComparaison entre collègues (Qiu)Tu peux parler de ta propre façon de recevoir un retour
Engagement, médiation, projets de groupe, conflits vécusNégociation (IRENÉ, Colson)Elle nourrit la mise en situation et le récit de progression
Numérique, philosophie, actualité, culture généraleIA et gouvernance (Chevillon)Elle se transpose dans presque tous les oraux

Un profil hésite entre deux lignes ? Prends celle dont tu peux raconter l'idée en trois phrases, sans notes. Si tu cherches un parallèle dans les autres écoles, les fiches équivalentes existent pour HEC, l'EDHEC et emlyon.

Quel est le piège commun à ces quatre recherches ?

Le piège commun est de transformer la référence en récitation : un nom, une revue, un chiffre, lâchés sans que le jury ait rien demandé.

Il prend trois formes. La première, c'est le bloc appris par cœur, qui sonne comme une fiche et s'entend vite. La seconde, c'est la précision inventée : une date, une citation, une conclusion plus forte que celle de l'étude. La troisième, c'est la référence que l'on ne peut pas défendre, et qui s'effondre à la première relance.

Le remède est le même pour les quatre. Tu cites une fois, sobrement (« des travaux de Judy Qiu à l'ESSEC »). Tu dis l'idée avec tes mots. Tu la connectes à ton propos, puis tu t'arrêtes. Si tu n'es pas sûr d'un détail, reste général : mieux vaut être juste que précis et faux. C'est toute la différence entre un candidat propre et un candidat rare, et la logique de fond est détaillée dans la culture générale à l'oral sans réciter.

Quelles autres pistes de l'ESSEC peut-on relier à une recherche ?

Une recherche se tient mieux quand elle rejoint quelque chose que tu as vécu. À l'ESSEC, trois pages te donnent des points d'appui de ce type : les Mardis de l'ESSEC, pour citer un débat qui t'a fait changer d'avis ; Enactus ESSEC, pour l'entrepreneuriat social ; Cheer Up!, pour relier une association à ton profil.

FAQ

Qu'est-ce que l'IRENÉ ?

C'est l'Institut de Recherche et d'Enseignement sur la Négociation, créé à l'ESSEC en 1996. Son nom signifie « paix » en grec, et il réunit chercheurs et praticiens autour de la négociation, de la médiation et de la gestion des conflits.

Qui est Aurélien Colson ?

Aurélien Colson est professeur associé de science politique à l'ESSEC et directeur de l'IRENÉ.

C'est quoi le Metalab ?

Le Metalab est l'institut de l'ESSEC sur l'intelligence artificielle, les données et la société. Il est dirigé par le professeur Guillaume Chevillon, dont le travail sur la gouvernance des algorithmes est présenté sur ESSEC Knowledge.

Où trouver la recherche de l'ESSEC (ESSEC Knowledge) ?

ESSEC Knowledge est la plateforme de l'école où sont présentés des travaux de ses chercheurs, sur knowledge.essec.edu. Trois des quatre travaux de cette page y figurent, et l'IRENÉ a sa propre page de présentation.

Faut-il citer le nom du chercheur à l'oral ?

Oui, une fois, si tu es sûr de l'orthographe et de l'idée. Sinon, reste général : « une économiste de l'ESSEC a montré que… ». Ce qui compte ensuite, c'est ce que tu en fais.

Et si je ne connais rien à la matière ?

Tu n'as pas besoin d'être économiste, gestionnaire ou informaticien. Chaque travail tient en une phrase, et ce qui compte, c'est ta capacité à raisonner dessus, pas ton vocabulaire technique.

Cela ne fait-il pas trop flatteur de parler de la recherche de l'école ?

Non, quand la curiosité est précise et sincère. Ce qui sonne faux, c'est le compliment vague sur « l'excellence académique ». Connaître un axe de recherche réel, c'est du fond, pas de la flatterie.

Puis-je citer deux recherches dans le même oral ?

C'est possible si l'entretien s'y prête, mais une seule, bien tenue, vaut mieux que deux effleurées. La seconde reste en réserve pour une relance ou une autre question.

Que faire si le jury connaît mieux le sujet que moi ?

Dis ce que tu as retenu et où s'arrête ta connaissance : « je n'en connais qu'un aspect, mais voici ce qui m'a marqué ». La sincérité tient mieux qu'un bluff, et elle ouvre souvent la discussion.


Une référence ne vaut que si tu sais la défendre quand le jury te relance. Connect the dots est un sparring-partner : l'IA te confronte au lieu de te flatter, te pose les questions de relance et te montre où ton raisonnement flanche, avant le jour de l'oral. Tu peux t'y entraîner à défendre ta référence face aux relances, jusqu'à ce qu'elle soit la tienne.

Avec la méthode Connect the dots, tu comprends d'abord qui tu es, tu construis ton récit et tu t'entraînes au format réel de ton jury, école par école. De bout en bout, à ton rythme.

Marine Adatto Marine Adatto · fondatrice de Connect the dots
20 ans à rendre dirigeants et marques mémorables (TF1, La Légende). À propos →