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Recherche EDHEC, Lionel Martellini : à quoi sert vraiment la finance, l’angle qui te démarque à l’oral
- La thèse : pour Lionel Martellini, la finance ne sert pas d'abord à battre le marché, elle sert à résoudre un vrai problème de vie, comme financer sa retraite. C'est ce que l'on appelle l'investissement orienté objectif, le « goal-based investing ».
- Le résultat marquant : ses travaux à l'EDHEC-Risk Institute montrent que des principes réservés aux grands fonds de pension peuvent être adaptés pour sécuriser, individu par individu, un niveau de revenu essentiel à la retraite.
- Ce que ça dit de l'école : l'EDHEC assume une finance qui répond à une utilité sociale, pas seulement une finance de salle de marchés. C'est un positionnement, pas un slogan.
- Comment ça sert à l'oral : ça te donne une grille de lecture rare sur la question « à quoi sert la finance », et ça casse net le cliché finance = spéculation, auprès d'un jury qui l'a entendu cent fois.
Presque personne ne va lire la recherche des professeurs de l'école qu'il vise. On révise les chiffres du classement, on apprend par cœur les « valeurs », et on arrive à l'oral avec le même discours que les trois cents candidats d'avant. Le jury te perçoit alors comme interchangeable. C'est dommage, parce que la matière qui te singularise est à portée de clic.
Alors on va faire ce que les autres ne font pas : ouvrir la recherche d'un professeur emblématique de l'EDHEC, Lionel Martellini, et en tirer une idée que tu pourras vraiment mobiliser. Pas pour réciter un titre savant, mais pour montrer que tu penses la finance autrement. On décrypte, on reste fidèle, et on te donne l'angle. La façon de le jouer devant un jury, elle, se travaille en préparation.
Que dit la recherche de Lionel Martellini sur l'investissement orienté objectif ?
D'abord, situons l'homme, parce que le parcours fait déjà la moitié de l'argument. Lionel Martellini est professeur de finance à l'EDHEC. Il détient un doctorat de finance de l'université de Californie à Berkeley et un doctorat d'astrophysique de l'Université Côte d'Azur. Il a fondé l'EDHEC-Risk Institute et dirige aujourd'hui l'EDHEC Quantum Institute, un profil qui relie littéralement la physique et la finance. Ce détail n'est pas anecdotique : c'est un chercheur qui aborde la finance comme un problème d'ingénieur, avec des contraintes à respecter et un objectif à atteindre.
Son idée centrale, c'est le « goal-based investing », que l'on peut traduire par investissement orienté objectif. La finance classique se raconte comme une course : mon conseiller doit battre un indice de référence, faire mieux que le marché. Martellini renverse la table. La vraie question n'est pas « est-ce que je bats le benchmark », c'est « est-ce que j'atteins mon objectif de vie ». Pour un particulier, cet objectif a souvent un nom très concret : disposer, à la retraite, d'un revenu de remplacement suffisant pour vivre.
De ce déplacement découle toute une architecture. Plutôt qu'un seul portefeuille lancé à la poursuite de la performance, l'approche en distingue deux : un portefeuille de sécurité, prudent, qui verrouille le revenu essentiel, celui dont on ne peut pas se passer ; et un portefeuille de performance, plus risqué, qui va chercher les objectifs supplémentaires, ceux que l'on peut se permettre de rater. La finance sert alors à garantir un plancher avant d'aller chercher un plafond. Comme le résume une synthèse de son approche pour la retraite, Martellini va jusqu'à déplacer la notion même de risque : ce qui compte, ce n'est pas une aversion au risque abstraite, c'est l'aversion à la perte relative à ses objectifs.
Ce n'est pas resté une jolie théorie. Les travaux menés à l'EDHEC-Risk Institute ont montré que ces principes, longtemps réservés aux immenses fonds de pension, peuvent être industrialisés pour l'individu : des stratégies d'investissement retraite adaptables, capables de sécuriser un niveau essentiel de revenu de remplacement pour un particulier qui prépare sa retraite. Autrement dit : offrir au plus grand nombre une qualité de gestion jusque-là réservée aux institutions.
Ce que cette recherche dit de l'école
Un professeur ne travaille jamais dans le vide. Que l'EDHEC ait bâti un institut de recherche entier, l'EDHEC-Risk Institute, autour de ces questions, ça te dit quelque chose de précis sur l'école : elle revendique une finance appliquée, tournée vers la résolution de problèmes réels, et adossée à de la recherche de premier plan.
Ce positionnement, tu peux le renvoyer au jury sans flagornerie. L'EDHEC n'est pas seulement une école qui envoie ses diplômés en salle de marchés ; c'est une école qui pense à quoi la finance devrait servir. Et cette même exigence de recherche, tu la retrouves ailleurs dans l'ADN de l'établissement : sur le climat, par exemple, avec les travaux qui interrogent comment le risque climatique est intégré, ou pas, dans le prix des actions. Deux sujets différents, une même signature : la finance mise au service d'un problème qui compte.
Comment mobiliser cette recherche à ton oral ?
- Pour répondre à « à quoi sert la finance » : au lieu de la définition scolaire, tu poses le cadre de Martellini. La finance sert à financer des objectifs de vie, la retraite en tête, avant de servir à spéculer. Tu as répondu à la question du jury et tu as montré une grille de lecture.
- Pour casser le cliché de la spéculation : quand le jury te tend le piège « la finance, c'est faire de l'argent avec de l'argent », tu distingues la finance utile, orientée objectif, de la seule recherche de rendement. Tu montres que tu sais nuancer.
- Pour justifier ton « pourquoi l'EDHEC » : tu relies ton projet à un institut identifié et à un chercheur nommé. Ça vaut cent fois « l'EDHEC est très bien classée ». On creuse cet argumentaire côté motivation dans le décryptage de pourquoi l'EDHEC à l'oral.
- Pour une question de culture économique : sur la retraite, le vieillissement, le financement des fins de vie active, tu as un angle précis et daté par de la recherche, pas une opinion de comptoir.
- Pour montrer ta manière de penser : le parcours physique puis finance de Martellini illustre qu'un bon esprit relie des champs éloignés. C'est exactement ce que valorise un jury : la capacité à connecter les points.
Le piège à éviter
Le piège, c'est de balancer « goal-based investing » comme un mot de passe, pour faire savant, sans pouvoir l'expliquer. Un jury sent immédiatement le nom propre récité. Si tu cites Martellini, tu dois pouvoir dire en une phrase simple ce qu'il défend : la finance qui sécurise d'abord un revenu essentiel, plutôt que la finance qui court après un indice.
Et pour être honnête, c'est là que se joue la peur de la plupart des candidats : la crainte de placer une référence et de se faire cueillir par la question de relance. Cette aversion à te faire prendre en défaut est saine. Mais la bonne réponse n'est pas de fuir la référence, c'est de la maîtriser assez pour l'assumer. Une idée que tu comprends vraiment vaut mieux que dix noms que tu récites. Reste sur le terrain de l'utilité, du plancher de revenu, de l'objectif de vie : c'est concret, c'est défendable, et ça te tient debout sous la relance.
FAQ
Qui est Lionel Martellini à l'EDHEC ?
C'est un professeur de finance de l'EDHEC, docteur en finance de Berkeley et en astrophysique. Il a fondé l'EDHEC-Risk Institute et dirige l'EDHEC Quantum Institute. Son parcours relie la physique et la finance, ce qui nourrit sa façon très « ingénieur » d'aborder les problèmes financiers.
Qu'est-ce que le goal-based investing en une phrase ?
C'est l'idée d'investir pour atteindre un objectif de vie précis, comme un revenu de retraite, plutôt que pour battre un indice de marché. On sécurise d'abord un revenu essentiel, puis on va chercher les objectifs supplémentaires avec une poche plus risquée.
En quoi ça aide à répondre à « à quoi sert la finance » à l'oral ?
Ça te donne une réponse construite et différenciante : la finance sert à financer des objectifs réels avant de servir à spéculer. Tu casses le cliché de la finance = pari, et tu montres au jury une grille de lecture que peu de candidats possèdent.
Comment relier ça à mon projet pour l'EDHEC sans réciter ?
Tu ancres ta motivation dans un institut et un chercheur nommés, en expliquant ce que ça dit de ta vision de la finance. La méthode pour tenir tout l'oral se joue au-delà d'une seule référence : on la détaille dans la trilogie de l'oral EDHEC.
Où trouver d'autres recherches de professeurs à citer ?
Chaque grande école a ses chercheurs et ses chaires. On t'explique comment exploiter cette matière, école par école, dans le panorama des chaires de recherche des écoles à l'oral et dans le pilier des oraux école par école.
Une référence bien tenue ne s'improvise pas la veille. Pendant que les autres réciteront trois valeurs interchangeables, tu pourras dérouler une idée qui te ressemble et qui montre comment tu penses. C'est exactement cette longueur d'avance que l'on construit ensemble dans la préparation Connect the dots : transformer une recherche solide en réponse qui te singularise, et t'entraîner à la défendre sous la relance du jury.
Avec la méthode Connect the dots, tu comprends d'abord qui tu es, tu construis ton récit et tu t'entraînes au format réel de ton jury, école par école. De bout en bout, à ton rythme.
Marine Adatto · fondatrice de Connect the dots20 ans à rendre dirigeants et marques mémorables (TF1, La Légende). À propos →