Découvrir À propos Accéder à l'app →
← Tous les articles
Recherche ESCP, l’économie circulaire : la grille de culture générale qui séduit le jury

Photo : Cullen Jones sur Unsplash

recherche ESCP oral

Recherche ESCP, l’économie circulaire : la grille de culture générale qui séduit le jury

MA·2026-07-05
L'essentiel
  • La thèse : pour Aurélien Acquier et Valentina Carbone, qui co-dirigent la chaire économie circulaire de l’ESCP, sortir du « produire-consommer-jeter » n’est pas un geste vert de plus, c’est un changement de paradigme et une transformation du capitalisme lui-même.
  • Le résultat marquant : dans un article de 2025, avec Cécile Ezvan, ils démontent le cas Phenix (le gaspillage alimentaire) pour montrer qu’un modèle circulaire ne passe à l’échelle que si l’entreprise sait orchestrer tout un écosystème, pas seulement recycler.
  • Ce que ça dit de l’école : l’ESCP travaille la durabilité comme un objet stratégique et managérial, pas comme un supplément d’âme. C’est une école qui pense les modèles d’affaires durables.
  • Comment ça sert à l’oral : tu arrives avec une grille de lecture datée et attribuée, distincte de l’économie du donut et de la CSRD, sur un sujet que la moitié des candidats survole.

Presque personne ne va lire la recherche des professeurs de l’école qu’il vise. On révise les annales, on récite trois chiffres sur le développement durable, et on croise les doigts. Le jury, lui, entend défiler les mêmes copies toute la journée.

Alors on va faire l’inverse. On va ouvrir une vraie chaire de l’ESCP, lire un vrai article, et en tirer une grille de culture générale que tu pourras poser à ton oral sans en faire des tonnes. L’idée n’est pas de tout réciter. Elle est de montrer que tu penses, et que tu connais la maison.

Que dit vraiment la chaire économie circulaire ESCP sur les modèles d’affaires durables ?

Commençons par le cadre. La chaire « Circular Economy & Sustainable Business Models » de l’ESCP a été créée en 2018 avec Deloitte. Elle est co-dirigée par deux professeurs de l’école, Aurélien Acquier et Valentina Carbone. Sa ligne, telle qu’elle l’affiche, est nette : l’économie circulaire est « un changement de paradigme et une transformation majeure du capitalisme ». Ce n’est pas une petite phrase. Ça veut dire que recycler à la marge ne suffit pas, et que la chaire cherche à comprendre les freins qui empêchent les entreprises de déployer un modèle vraiment circulaire.

Prenons maintenant une publication précise. En 2025, dans la revue Business Ethics, the Environment & Responsibility, Aurélien Acquier, Valentina Carbone et Cécile Ezvan signent « Scaling circular economy business models: A capability perspective ». Le sujet tient en une question simple : pourquoi tant de belles idées circulaires restent-elles minuscules, et qu’est-ce qui permet à l’une d’elles de grandir vraiment ?

Pour y répondre, les auteurs étudient un cas français que tu peux citer de tête : Phenix, une start-up qui s’attaque au gaspillage alimentaire. Le principe de départ paraît évident. Phenix relie les distributeurs, qui produisent des invendus, aux associations qui peuvent les récupérer, comme la Banque alimentaire ou les Restos du Cœur. Une plateforme, un algorithme, et le tour serait joué.

Sauf que non. Et c’est là que la recherche devient intéressante pour toi. Les auteurs montrent qu’une plateforme numérique ne suffit pas. Pour tenir, Phenix a dû déployer des flux physiques et logistiques, embaucher des équipes qui vont sur le terrain aider les magasins à réduire leurs déchets, s’appuyer sur un cadre légal (la loi Garot de 2016) et tenir ensemble des acteurs aux intérêts différents. L’article identifie ainsi des capacités managériales bien précises : une capacité à orchestrer un écosystème entier, et deux formes d’ambidextrie, l’une organisationnelle, l’autre institutionnelle. Traduction pour l’oral : pour passer à l’échelle, il faut savoir faire deux choses à la fois. Faire tourner l’économique et le social, jouer avec les règles et les faire évoluer, sans jamais lâcher l’un pour l’autre.

Voilà la grille. L’économie circulaire ne réussit pas parce qu’elle est vertueuse. Elle réussit quand quelqu’un sait tenir la corde raide entre plusieurs mondes.

Ce que cette recherche dit de l’école

Une chaire, c’est un révélateur. Quand une école met deux de ses professeurs à temps sur la durabilité et les modèles d’affaires, elle te dit ce qu’elle valorise.

Ici, le message est clair. L’ESCP ne traite pas l’écologie comme un cours d’éthique poli en fin de cursus. Elle la traite comme une question de stratégie et de management : quels modèles d’affaires tiennent, lesquels s’effondrent, et pourquoi. Le vocabulaire d’Acquier et Carbone (paradigme, capacités, ambidextrie, écosystème) est celui du management, pas celui de la bonne conscience.

Pour toi, candidat, ça change la posture. Face à un jury de l’ESCP, parler durabilité en slogans (« il faut sauver la planète ») tombe à plat. Parler durabilité en modèles, en tensions, en conditions de réussite, ça, ça résonne avec l’identité de la maison. C’est exactement l’angle que l’on creuse dans la fiche pourquoi l’ESCP a une identité si européenne et pluridisciplinaire, et que tu peux prolonger avec l’autre chaire décryptée sur les maisons multiples et l’identité au travail.

Comment mobiliser cette recherche à ton oral ?

Le piège à éviter

Le danger, avec un exemple aussi propre, c’est de le sur-jouer. Tu récites Phenix, l’ambidextrie institutionnelle, les deux professeurs, la revue, l’année, et tu transformes ton oral en fiche de lecture. Le jury sent immédiatement le morceau appris par cœur, et l’effet s’inverse : ce qui devait montrer ta finesse te fait passer pour un perroquet.

Souviens-toi de ce que tu perds si tu forces. Un candidat qui déballe tout d’un coup ferme la conversation. Le jury n’a plus rien à quoi rebondir, plus rien à creuser avec toi. Alors que l’idée, ici, c’est d’ouvrir une porte : tu poses la grille, tu donnes Phenix comme exemple, et tu t’arrêtes. Tu laisses le jury tirer le fil. Le mot juste, une fois. L’exemple, une fois. Le reste, tu le gardes pour quand on te le demande.

FAQ

Qui dirige la chaire économie circulaire de l’ESCP ?

La chaire « Circular Economy & Sustainable Business Models » est co-dirigée par deux professeurs de l’ESCP, Aurélien Acquier et Valentina Carbone. Elle a été créée en 2018 avec Deloitte et travaille sur les freins au déploiement de modèles d’affaires réellement circulaires.

Quelle publication citer pour l’oral sur l’économie circulaire ESCP ?

Tu peux citer « Scaling circular economy business models: A capability perspective », d’Aurélien Acquier, Valentina Carbone et Cécile Ezvan, paru en 2025 dans Business Ethics, the Environment & Responsibility. Il analyse le cas de la start-up Phenix et les capacités nécessaires pour faire grandir un modèle circulaire.

En quoi cette recherche diffère-t-elle de l’économie du donut ?

L’économie du donut est un cadre macro, une boussole pour penser les limites planétaires et le plancher social. La chaire ESCP travaille à l’échelle de l’entreprise et du modèle d’affaires : comment une organisation concrète tient et grandit. Les deux se complètent, mais ne parlent pas au même niveau. On détaille la première dans la fiche sur l’économie du donut en culture générale.

Faut-il confondre économie circulaire et CSRD à l’oral ?

Non, et c’est même un bon moyen de te distinguer. La CSRD est une directive de reporting : elle oblige les entreprises à publier ce qu’elles font. L’économie circulaire, telle que la travaille l’ESCP, est une question de modèle d’affaires : comment on crée de la valeur autrement. Pour ne pas mélanger les deux, va voir la fiche comprendre la CSRD pour l’oral.

Comment savoir quelle chaire citer pour quelle école ?

Chaque école du top 5 a ses chaires et ses angles de recherche. Le plus simple est de partir du panorama chaires de recherche HEC, ESSEC, ESCP à l’oral, puis de choisir l’école qui t’intéresse dans le pilier oraux des écoles de commerce, école par école.

Une chaire, un article, un exemple daté : tu tiens là de quoi prendre une vraie longueur d’avance. Pendant que les autres récitent trois généralités sur le développement durable, toi tu poses une grille que le jury reconnaît comme la sienne. C’est précisément ce travail-là que l’on fait avec toi dans la préparation Connect the dots : transformer la recherche de ton école en munitions d’oral, choisies pour toi, prêtes à être placées au bon moment. Le jour J, ça ne s’improvise pas. Ça se prépare.

Avec la méthode Connect the dots, tu comprends d'abord qui tu es, tu construis ton récit et tu t'entraînes au format réel de ton jury, école par école. De bout en bout, à ton rythme.

Marine Adatto Marine Adatto · fondatrice de Connect the dots
20 ans à rendre dirigeants et marques mémorables (TF1, La Légende). À propos →